|  Compte rendu de la réunion du 4 mai 2004- 20h30- CBE du NET
Sous la présidence de : Thierry Savigny et Pierre Jeanjean
Et avec la participation de :
Michel PEZZOT - Maire adjoint de Lapeyrouse
Michel FRANCES – C.municipal de Saint Jean
Jean Pierre BOSC- Maire adjoint Bazus
Claude ABI AKLE – association Païs Préservat
Hélène GAYRAUD – CBE du NET
Monsieur Thierry Savigny ouvre la séance en remerciant toutes les personnes présentes de s'être mobilisées et regrette le peu d'intérêt
que suscite cette commission. Il rappelle le but de cette réunion : à partir de la charte de Pays, document validé par tous, qui a intégré les diagnostics, et défini les enjeux de développement, des axes et des mesures d'action ont été esquissées, de manière très large et très globale, qu'il faut poursuivre en proposant
des actions concrètes. Il rapporte la réunion provoquée par Marie Bernadette Lepetit, avec la participation de Stéphane COPPEY, qui travaille à la SNCF et qui milite
au sein de la communauté d'agglomération pour un transport collectif adapté aux besoins de la population de ce pôle urbain.
Il retrace l'innovation qui a remplacé une ligne de bus reliant Mons/Balma à Toulouse centre : une navette suit l'ancienne ligne de bus,
en respectant tous ses arrêts, de Mons à la gare du métro des Argoulets de 6 heures à 22 heures. C'est un transport à la demande,
il suffit pour l'usager de téléphoner deux heures avant pour savoir quelle navette il pourra prendre. Cette souplesse de fonctionnement permet
d'avoir un véhicule adapté à la fréquentation de cette ligne, et de répondre au plus près aux besoins des usagers.
Cette expérience de transports à la demande sur une ligne prédéterminée, avec des points de ramassage « collectif » demande à être vu,
à voir sa fréquentation, les horaires…. Une visite sur site serait intéressante. Monsieur Savigny fait le point sur les transports publics :
Le SMTC (syndicat mixte des Transports en Commun) qui regroupe la SEMVAT et le Métro, dont le nom commercial est Tisséo,
qui a son rayon d'action au sein du PDU
Le SITPRT (Syndicat Intercommunal des Transports Publics de la Région Toulousaine) syndicat regroupant des communes
qui n'ont pas adhéré au SMTC directement,
Le réseau Arc en ciel dépendant du conseil Général qui irrigue les communes hors PDU
Il rappelle que dans le cadre du pôle urbain a été mis en place un PDU (plan de déplacement urbain) et un PTU (plan de transports urbains.)
Un document de l'AUAT est l'illustration de ces propos, en complément de la cartographie des transports de la charte
Les transports scolaires drainent le territoire pour les écoles, collèges et lycées. Il est noté que certains trajets sont très indirects et d'une durée importante, surtout les bus qui desservent les lycées.
Le réseau ferré : deux grandes lignes structurent le territoire, l'axe Montauban et l'axe Albi.
Il y a eu des améliorations pour le confort des voyageurs et pour les rotations ( prévu vers 2006 à Montrabé et St Jory, une rotation par
quart d'heure), mais, des pans du territoire sont trop loin des gares, ce qui fait qu'il y a inégalité d'accès pour les utilisateurs potentiels.
On compte une gare à Gragnague/Montastruc/Saint Sulpice sur l'axe Albi, une gare à Pompignan/Grisolles pour l'axe Montauban. Les grandes voies de communication sont les axes Toulouse/Albi et Toulouse/Montauban, avec une diagonale Montauban/Saint Sulpice qui dessert l'Est du Pays. Le réseau est complété par des départementales qui sont des voies de plus en plus utilisées, quel que soit leur calibrage. En effet, ce réseau « secondaire » irrigue toutes les communes périurbaines hors SMEAT, qui font que certaines départementales, devenues « artères » du Pays sont saturées aux heures de pointe ( RD 14, RD 15, RD 20.) Les RD et les chemins communaux qui complètent ce réseau, tout en étant des voies étroites
et sinueuses. Elles n'ont pas été conçues pour ce type de roulage, ni cette fréquence d'utilisation. Monsieur J.P Bosc pense que le projet du Barreau du Girou peut être soit la première voie structurante du Pays, si c'est une rocade, puisqu'elle irriguerait, desservirait ce territoire transversalement du nord au sud, soit, si c'est un contournement, une frontière et un goulet d'étranglement qui couperait le Pays de sa partie Ouest et de la ville en général. Monsieur Savigny rappelle deux points :
Le barreau du Girou est un projet qui « dure » depuis pas loin d'une vingtaine d'années, et, il y a des bandes réservées sur la plaine du Girou d'environ 1 km, soit 500mètres de part et d'autre du Girou. Cette plaine est inondable, le débit du Girou faible, mais son bassin
versant est étendu et sa pente importante. L'imperméabilité du sol fait qu'en plus il n'y a pas absorption de l'eau.
Il y a déjà l'emprise de la ligne THT de Verfeil à Bordeaux.
Il ne faut pas oublier que, s'il y a ouverture d'une voie, elle s'accompagne inexorablement d'urbanisation.
Monsieur J.P Bosc pose le fait que dans ce secteur l'urbanisation soit déjà très avancée, et qu'il faudrait rapidement que le projet soit validé
ou rejeté. Il rajoute que le Conseil Général et la Région n'ont pas prévu de financer cet aménagement, mais que la C.A.G.T le met en avant.
Monsieur Jeanjean pense que, s'il se réalise, ce sera avec les ASF, société privée, et que là, c'est plutôt l'autoroute de contournement interrégional qui serait retenu, les dessertes coûtant très cher. Monsieur Pezzot ne voit pas lequel des deux projets serait le plus avantageux pour le territoire, d'un côté une barrière avec peu de liaisons
routières entre les deux versants de la vallée du Girou, de l'autre une rocade qui entraînerait une urbanisation plus rapide. Monsieur Jeanjean rappelle que le contournement de Cahors a fait augmenter le trafic de 20% sur l'A20. Cette augmentation se fait ressentir
sur toutes les voies plus au Sud, dont les rocades actuelles de Toulouse. Monsieur Bosc pense qu'il faut très vite donner un avis sur ce projet, car les villes se sont toujours étalées selon le même schéma : d'abord
en rayonnant le long des axes structurants, puis en s'étalant sur les espaces compris entre les axes. Il ne faut pas laisser faire au fil de l'eau,
car d'avance, on sait ce qui va être. Monsieur Abi Akle pense que le problème doit être pris dans sa globalité : à quoi servirait une rocade avec des dessertes sur le territoire, si,
de suite, on se retrouve sur des liaisons inadaptées conçues pour un trafic n'ayant aucune mesure avec ce qui se déroule actuellement.
Il faut avoir un plan de développement routier interne qui permettent une irrigation raisonnée des territoires. Il faut de toute manière voir l'intérêt pour le territoire d'avoir une rocade qui permettrait d'équilibrer habitat et économie, par une possibilité
d'offrir des prestations autres aux chefs d'entreprises, notamment des liaisons rapides vers Toulouse, Albi, Castres, Montauban et Villefranche. Monsieur Savigny informe que la première ligne transversale que le SMTC a été tracée sur le territoire : la ligne 33 qui suit les coteaux de
Bruguières à St Geniès pour se rabattre ensuite sur les Argoulets. Dans le cadre du nouveau PDU, il serait intéressant de voir si d'autres projets
de ce type sont envisagés. Sur le territoire, il y aura deux pôles de rabattement : Castelginest et Saint Jean qui auront des TCSP, qui amèneront directement aux gares du métro. Il faudrait se renseigner sur le montage et le financement de la navette Gragnague/ arrêt bus l'Union pour
connaître sa fréquentation et son coût. Dans la vallée du Tarn, une navette réalise des allers retours entre Villemur et la gare Saint Sulpice.
Il serait intéressant aussi de voir quel succès rencontre cette initiative. Pour généraliser l'emploi du transport en commun, toutes les
potentialités doivent être examinées, de manière à répondre le mieux possible aux demandes qui émanent de toute la population. 

Compte rendu de la réunion du 3 juin 2004- 20h30- CBE du NET
Sous la présidence de : Thierry Savigny
avec la participation de :
Jean Pierre BOSC - maire adjoint de Bazus
Jean Louis CHALLIER- association ACND
Stéphane COPPEY- C.Municipal Balma/ délégué au SMTC
Claude ABI AKLE – association Païs Préservat
Hélène GAYRAUD – CBE du NET
Excusés :
Michel PEZZOT - Maire adjoint de Lapeyrouse
Michel FRANCES – C.municipal de Saint Jean
Monsieur Thierry Savigny ouvre la séance en rappelant le bilan de la première réunion et les pistes de travail ébauchées.
Un document de travail est examiné et les conclusions confortent les conclusions du groupe de travail :
-augmentation séquentielle du roulage du aux déplacements pendulaires
-accès autoroutier et rocades saturés
-routes départementales engorgées
-peu de liaisons tranSversales
-pauvreté et inadaptation de l'offre des transports collectifs routiers
-développement de l'offre des transports ferrés
-développement de l'inter modalité
Pour préparer le Conseil de Développement du 7 juillet, il est proposé de présenter les pistes suivantes :
Si on ne peut pas faire l'économie d'une voirie de désenclavement, il faudra se battre pour que ce soit une voie de desserte transversale,
et non pas une voie de contournement .
Le « Barreau du Girou » doit être suffisante pour assurer et la desserte locale et la desserte Tarn / Lauragais.
Elle arrêtera le fagocytage du périurbain jusqu'au Girou, et, devra mettre à un gabarit adapté toutes ses transversales et radiales
pour une meilleure irrigation du territoire.
Pour créer des lignes de transports collectifs qui canalisent ces besoins, il faut avoir une bonne connaissance des besoins
de déplacements obligatoires ( travail / études) qui ne représentent que le 1/3 ou à la ½ des déplacements.
Des pôles de centralité ( Castelnau d'Estretefonds, Fronton, Villemur, Montastruc… ) et de rabattement
( gares, TCSP : Saint Jean, Castelginest…)seront logiquement créés.
Le Transport à la Demande (TAD) complètera l'offre de transports publics pour les déplacements non couverts par les bus.
(En Midi Pyrénées, il y a une centaine de TAD qui existent et qui sont des réponses très précises, très localisées.)
Monsieur Stéphane COPPEY présente le TAD 106, mis en place par le SMTC, expérimentation au niveau de sept communes de la périphérie est
toulousaine et des premiers enseignements et bilan que l'on peut en tirer.
Le Transport A la Demande ( T.A.D) doit tenir compte :
cadencements et coordination : efficience et réalisme
prise en compte des nœuds préexistants : gares, TCSP
évacuer ce « qui ne sert à rien » (bus vide/ jour férié)
utiliser le CG et le CR pour faire des combinés :redéfinir et regrouper les lignes
s'appuyer sur les lignes écoles, collèges, lycées pour les lignes TAD
structurer ces boucles en T.A.D

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